dimanche 18 mai 2014

Le ridicule ne tue pas, il mouille juste un petit peu.


Samedi 19 avril 2014

Aujourd'hui, une journée 100% touristique s'annonce! Après Circular Quay et Harbour Bridge la veille, il est temps de partir à la découverte du reste de Sydney, à pieds, armée de mon appareil photo. C'est parti!

On commence par le centre ville de Sydney, idéal pour les amoureuses de shopping. Je me serais bien laissée tenter, mais mon compte bancaire et les limites de poids des valises dans les avions ne m'ont pas autorisée à dévaliser les magasins. Bande de méchants.

Donc première étape : le Queen Victoria Building, ou QVB. Construit entre 1893 et 1898, le QVB est un centre commercial de 30m de large sur 190 de long, et 3 étages. C'est l'un des rares bâtiments "anciens" de Sydney, à l'architecture assez intéressante, et différente de ce que l'on peut voir dans le reste de la ville.
Une autre des particularité du QVB, ce sont les boutiques de luxe présentes à l'intérieur. C'est un peu le même principe que les Galeries Lafayette, mais en ne prenant que les marques les plus chères. Parfait pour mon (très) petit salaire d'Au Pair.




Après avoir traversé le QVB, nous nous rendons sur Pitt Street Mall. Il s'agit d'un autre commercial, absolument immense. Étendu sur 7 étages, avec environ 500 magasins, il s'étend sur l'équivalent de deux rues et relie plusieurs bâtiments sur différentes rues entre eux à l'aide de passerelles. Pitt Street Mall est en fait composé de plusieurs centres de shopping bien distincts, dont Westfield Sydney (centre commercial typique, avec toutes les marques comme Zara, H&M, Topshop, etc...) et Strand Arcade, plus anciens, avec des boutiques indépendantes et beaucoup plus chères. Ma sœur (accro au shopping) serait devenue complètement folle dans un endroit comme ça. 


A l'intérieur de Strand Arcade

Après avoir fait le tour des plus grandes aires commerciales du centre de Sydney, nous partons vers Darling Harbour, un autre port de Sydney. En chemin, nous nous arrêtons sur Angel Place, une rue dans laquelle sont accrochées pleins de cages à oiseaux. 


Encore une fois, j'ai tenté de faire de la photo artistique. Heureusement que je ne prévois pas de devenir photographe...

Nous nous rendons donc à Darling Harbour, un port de plaisance qui a un peu des aires de parc d'attraction au bord de l'eau. La zone est presque exclusivement piétonne, et bordée par différentes aires de loisirs. Aquarium, parc animalier, aires de jeux pour les enfants, jardins, cinéma, restaurants, spectacles en plein air... Il y a de tout ici!





J'ai un peu l'impression qu'au moins 1/4 des photos que je prends sont des photos d'oiseaux, mais ceux-là étaient rigolos et il y en a partout à Sydney. (Australian white Ibis, ou Threskiornis moluccus. Voilà.)

Nous sommes à allées à Darling Harbour en pleine journée, mais pour être passée à côté plusieurs fois le soir, en bus ou en voiture, je trouvais ça quand même vachement plus beau. Alors j'ai pas eu l'occasion de le prendre en photo moi-même, mais ce serait bête que vous ratiez ça : 


Après une petite pause déjeuner au bord de l'eau, nous repartons vers le centre, en faisant un détour par Chinatown (parce que oui, Sydney a aussi une Chinatown, n'en déplaise au New-Yorkais). Bon, je reconnais, en revanche il n'y a pas grand chose à y faire. A part manger dans un des 25 restos tous dans la même rue et qui proposent exactement les mêmes menus aux mêmes prix. Ça doit simplifier les choix, remarquez. 

Et que serait Chinatown sans une jolie porte avec un petit proverbe gravé dessus? ("Understand Vertue and Trust", pour ceux qui n'arrivent pas à lire...)

Après Chinatown, nous allons prendre un train pour nous rendre à Bondi (à prononcer "Bondaï", sinon les Australiens ils ne comprennent pas de quoi vous parlez, et ils se foutent de votre gueule. Testé et désapprouvé.)
Bondi, donc, est une plage sur la côte est de Sydney, célèbre dans toute l'Australie, et apparemment, une des plus célèbre au monde. Personnellement, je n'en avais jamais entendu parler avant de mettre les pieds là-bas, mais ma culture géographique étant ce qu'elle est, ça ne prouve absolument rien.
Si Bondi est aussi connue, c'est également parce que c'est l'une des principales plages de surf de la ville (et vous pouvez me croire, je n'avais jamais vu de vagues aussi énormes que ça, alors qu'il n'y avait quasiment pas de vent. A côté, Quiberon et compagnie, c'est archi-plat. Mais encore une fois, ça ne se voit absolument pas sur les photos).
Ce qui fait la célébrité de Bondi, c'est aussi le fait que les Australiens y tournent une espèce d'émission de télé-réalité, Bondi Rescue, dans laquelle ils filment les secouristes essayer de sauver la vie des surfeurs qui viennent de se noyer et sont à deux doigts de mourir. Et ça ne choque personne qu'un type soit payé pour planter sa caméra dans la tronche d'un autre type qui est en train de vomir de l'eau de mer sur la plage après qu'on lui ait fait 15 minutes de massage cardiaque. Normal.
D'ailleurs, ils ont même eu un mort une fois, mais finalement qu'est ce que c'est un mort comparé à 9 saisons (oui, 9) de beaux gosses sauveteurs torses nus et bronzés avec leur accent australien? (non, je ne parle pas de celui qui est sur la miniature de la vidéo, et oui, c'est de l'ironie ^^)




Cela dit, Bondi, quand on ne s'y baigne pas et qu'on ne finit pas au poste de secours, c'est très sympa comme plage! 1 km de sable blanc, des gens ultra-détendus, une ambiance de vacances quoi...






Environ 45 secondes après cette photo, je me suis mangé une vague  qui est arrivée derrière moi d'un coup, a entièrement trempé mon pantalon et failli emporter mes chaussures (qui, du coup, étaient pleine d'eau et de sable). EPIC FAIL. C'est fou comme j'exporte bien la classe à la française à l'étranger. Le côté positif, c'est que d'après un des sauveteurs avec qui on a discuté juste après (parce qu'il se foutait ouvertement de ma tronche hahaha), ça compte comme si je m'étais baignée, mais habillée. C'est une façon de voir les choses...

Après ça, nous décidons d'aller nous poser au soleil quelques minutes, en espérant sécher un petit peu. Evidemment, ça ne marche pas tant que ça, mais tant pis, ce ne  sera pas la première fois que j'aurais l'air ridicule!

Ensuite, nous reprenons le train en sens inverse, pour retourner dans le centre de Sydney, et pour voir l'Opéra!!!

J'ai pu rentrer dans le hall, malheureusement la visite de la salle est payante (et coûte cher), donc je me suis contentée de la boutique souvenir dans l'entrée. Mais quand même, c'était à l'intérieur! Soit dit en passant, je vous laisse imaginer à quel point mon look pantalon mouillé/chaussures trempées couvertes de sables qui déteignent sur les pieds a impressionné les gens dans le hall de l'Opéra. Si là, j'ai pas lancé une mode, je ne comprends pas.


En attendant la tombée de la nuit, nous sommes allées faire un petit tour dans les jardins botaniques de la ville. Situés juste à côté de l'Opéra, ils s'étendent sur une trentaine d'hectares, en plein cœur de la ville. Du coup, le contraste entre les jardins et les gratte-ciels juste derrière m'a fait penser à Central Park, ou du moins à l'idée que je m'en fais d'après le cinéma américain. Mais comme j'ai jamais mis les pieds à New-York, si ça se trouve ça ne ressemble pas du tout à ça... Qui plus est, les jardins botaniques offrent une très belle vue sur l'Opéra et l'Harbour Bridge!



Une fois que le soleil est couché, il est temps de se poser dans un des bars de la ville et de terminer cette journée par un chocolat chaud (et oui, j'ai oublié mon passeport donc aucune pièce d'identité valide pour prouver que je suis au dessus de 18 ans...). Après cette journée plus que remplie, il est temps de me rendre à l'évidence : j'adore Sydney. C'est officiel. Il y a 10000 fois plus de choses à faire qu'à Auckland (parce que Auckland, faut se rendre à l'évidence, c'est sympa mais c'est pas très très vivant comme endroit) mais le gens sont 10000 fois plus détendus qu'en Europe. Et en plus, il y a la mer. Le mélange parfait.
Une fois rentrée à la maison, il est temps de poursuivre mon marathon de films australiens avec le suivant sur la liste : Crocodile Dundee! Histoire de se préparer pour une nouvelle journée chargée demain.


Je tiens à m'excuser pour l'incalculable nombre de photos dans cette article (tout à fait calculable en fait, 18 très exactement). En même temps, les photos en disent souvent beaucoup plus que tout le blabla dont je vous abreuve à chaque article, donc ce n'est peut-être pas une si mauvaise chose. Quoiqu'il en soit, je pense très très fort à vous, et je vous dis à très bientôt.

Gros bisous,

Coink'


"I am the master of my fate. I am the captain of my soul." 
– William Ernest Henley, Invictus




samedi 10 mai 2014

Dans les coulisses du "Monde de Némo"

Vendredi 18 avril 2014 

Ça y est, le grand jour est arrivé : aujourd'hui, je m'envole pour une semaine de vacances en Australie! Mon avion décolle à 7h30 (du matin, sinon c'est pas drôle), donc j'ai réservé une navette qui me récupère à la maison pour me déposer à l'aéroport. Navette dont le chauffeur m'a appelée la veille au soir pour m'annoncer qu'il passerait me récupérer à ... 4h30! Wouhou! Par conséquent, réveil programmé pour 4h15. Mais bon, comme c'est pour aller à Sydney...
Donc une fois arrivée à l'aéroport, bagages enregistrés, sécurité passée, embarquement effectué, il est temps de monter dans l'avion! Pas de vidéos de sécurité avec des Hobbits cette fois-ci, je vole avec Jetstar au lieu d'Air New Zealand. C'est nettement moins confortable, et nettement moins cher aussi. Enfin, il n'y a que 3h de vol, donc ça va. Surtout que de là-haut, entre la mer et le ciel, la vue est quand même pas trop mal!



A l'aéroport, je rencontre Michelle et sa sœur Kate, deux amies australiennes qui vont m'héberger pendant ma semaine à Sydney. Je n'ai parlé à Michelle que sur Skype et Facebook avant ça, mais elle a fait un voyage linguistique de deux mois (décembre et janvier) en France pendant lequel elle a habité à la maison, est allée en cours avec ma sœur, etc... Donc quand elle a su que je venais en Australie, elle a proposé de m'héberger et de me servir de guide pendant mon voyage. Que demander de plus?

Nous nous rendons d'abord chez elles, juste pour déposer mes affaires, puis nous partons tout de suite à la découverte de la ville. Première étape : Circular Quay, un des ports de la ville. Bordé de restaurants, bars et autres hauts lieux de gastronomie, Circular Quay est un lieu hautement touristique, notamment dû au fait qu'il se trouve en plein milieu de Sydney, mais également car il est entre l'Harbour Bridge et l'Opéra. De ce fait, c'est l'endroit parfait pour faire la promo de son CD aborigène, avec l'aide d'un vrai aborigène et d'un didgeridoo. Cela dit, leur musique était pas mal.


Ensuite, nous nous dirigeons vers les "Rocks", un quartier situé entre Circular Quay et l'Harbour Bridge. Aujourd'hui très huppé, ce quartier fut autrefois le foyer du peuple aborigène, les premiers habitants de Sydney, avant de servir, à partir de la fin du XVIIIème siècle, un bagne pour les criminels britanniques. Tout comme Auckland, Sydney n'est pas autant chargée d'histoire que les capitales européennes, mais une grande partie de son histoire se trouve dans les Rocks. Et en plus, il y a des avions qui s'amusent à laisser des messages bibliques dans le ciel. 





Mais ce qui m'a définitivement plu dans les Rocks, ce n'est pas l'histoire du lieu, ni la touche moderne qui y a été apportée depuis. Non non non. La plus grande qualité du quartier, c'est qu'il y a un drapeau breton! (ok, c'est que dans le coin, mais quand même... Si ça, c'est pas un signe que les bretons vont conquérir la planète!)


Après ça, nous nous dirigeons vers l'Harbour Bridge pour nous rendre de l'autre côté. Moyennant 200$, il est possible de l'escalader, mais bizarrement j'ai plutôt choisi de le traverser à pieds -gratuitement. Et là, attention les yeux : 


WAAAAAHHH c'est l'Opéra! Sérieusement, vous allez penser que je suis complètement tarée (et vous aurez très certainement raison), mais de le voir en vrai, c'est limite émouvant. C'est vrai, on entend toute notre vie parler du célèbre Opéra de Sydney, alors l'avoir finalement en face de soi, ça a quelque chose d'irréel. Sérieusement, si je meurs demain, je serais morte en ayant vu l'Opéra de Sydney (et en étant rentrée dedans aussi, mais ça je vous en parlerai un autre jour). J'ai enfin compris tous ces touristes béats d'admiration devant la tour Eiffel. Mais je comprendrais que vous ne me compreniez pas (oui, je me lance dans des phrases compliquées comme ça!), encore une fois les photos ne rendent pas justice aux paysages et sans l'ambiance autour ce n'est définitivement pas pareil.

Bref, j'arrête mon discours d'agence de voyage. Donc une fois arrivées de l'autre côté du pont (soit 1,2 km), nous achetons des fish & chips pour le déjeuner, puis nous nous posons sur l'herbe sous le Harbour Bridge. Après avoir fini notre déjeuner, nous repartons pour retraverser le pont dans l'autre sens et rentrer à la maison, quand tout à coup 3 motos de polices passent sur la route à côté de nous à toute vitesse, suivies par une voiture de police. On s'arrête alors en se demandant ce qu'il se passe, quand on voit une voiture officielle toute blanche, avec drapeaux sur le capot et tout, qui passe juste devant nous. Et à son bord, le duc et la duchesse de Cambridge, Kate et William, en plein dans leur visite en Australie, qui nous font coucou avec un grand sourire alors qu'il n'y a que nous trois sur le trottoir. Normal. 

Je sais, la photo n'est pas terrible et on ne voit pas grand chose. Mais je vous assure que c'est elle!
Après ce premier aperçu de Sydney, il est temps de rentrer à la maison. En effet, Sydney a deux heures de retard par rapport à Auckland, ce à quoi il faut ajouter mon réveil très prématuré ce matin. Il a beau ne pas être plus de 16h sur l'horloge, je suis absolument claquée.
Le point positif, c'est qu'être fatiguée c'est l'excuse parfaite pour regarder un film. Et après avoir passer la journée à Sydney, quoi de mieux de regarder Le Monde de Némo? Malheureusement, pour celles et ceux qui se posent la question, il n'y a pas de P. Sherman au 42, Wallaby Way, Sydney. D'ailleurs, il n'y a tout simplement pas de 42, Wallaby Way, Sydney. C'est très certainement pathétique, mais c'est le premier truc que j'ai cherché sur Google quand j'ai su que j'y allais. Chacun ses priorités.

Donc voilà, le résumé de ma première journée au pays des kangourous. Désolée de ne rien avoir posté le week-end dernier, je n'étais pas là du week-end et je n'ai malheureusement pas eu le temps de me rattraper avant.

A très bientôt et gros bisous,

Coink'



"Le meilleur moyen de vivre l'impossible est de croire que c'est possible" 
-Le Chapelier Fou, Alice aux pays des Merveilles


samedi 26 avril 2014

Welcome to the Winterless North

Vendredi 28 mars 2014

Aujourd'hui, les parents de ma famille d'accueil ne travaillent pas, ce qui signifie que j'ai ma journée de libre, et un week-end de 3 jours!
L'occasion parfaite pour une excursion dans le Nord du pays, en commençant par la Bay of Islands.


Je commence donc mon vendredi matin en me rendant à Paihia, dans la Bay Of Islands, célèbre pour les plus de 150 îles qui s'y trouvent, ainsi que pour sa faune marine particulièrement développée. J'arrive vers 10h30-11h, il fait beau, le soleil brille : en bref, c'est le temps parfait pour une croisière dans la baie pour aller voir des dauphins!
En montant sur le bateau, le capitaine nous explique que si on trouve des dauphins, on pourra éventuellement nager avec eux, selon la composition du groupe. En effet, pour la protection de la faune, le gouvernement a instauré des règles plutôt strictes pour toutes les croisières touristiques dans la baie : chaque bateau n'est autorisé qu'à rester 50 minutes avec le groupe de dauphins, 30 minutes en cas de présence de juvéniles. De même, dans ce cas, personne n'est autorisé à se baigner. 
Après une vingtaine de minutes à naviguer, nous tombons sur un banc d'une cinquantaine de dauphins, qui se mettent à tourner, sauter et nager autour du bateau. Certains ont même des noms, car le capitaine nous explique que beaucoup d'entre eux restent dans la baie pour la majeure partie de leur vie et croisent souvent les mêmes bateaux. Malheureusement, ce groupe là contient deux dauphins de moins d'un an, donc pas de nage avec les dauphins pour aujourd'hui! Mais d'en voir autant nager partout autour de nous, ça reste impressionnant.



Après la demie-heure réglementaire, nous quittons le groupe de dauphins pour continuer le voyage au large des îles. Posée à l'avant du bateau, sous le soleil, je profite à fond du reste du tour. A un moment, le capitaine nous propose de nous arrêter sur une des îles un peu plus vallonnée que les autres, et de grimper en haut de la colline pour avoir vue sur l'ensemble de la baie.






Ça déchire, hein?

Samedi 29 mars 2014

Réveil à 6h ce matin, une longue journée s'annonce. Aujourd'hui, je rejoins un groupe de touriste (dont les 3/4 sont chinois), pour aller dans le grand Nord du pays, le Cape Reinga. 
Le Cape Reinga est célèbre pour plusieurs raisons. Premièrement, il s'agit du point le plus au Nord de toute la Nouvelle-Zélande. Ensuite, c'est là que se rencontrent la mer de Tasmanie, à l'ouest, et l'océan Pacifique, à l'est. Enfin, il s'agit d'un lieu important dans la culture maorie, puisque selon leur mythologie, c'est par ici que passe le "Te Ara Wairua", ou "chemin des esprits", chemin qu'empruntent les âmes des morts avant de se rendre dans Hawaiki, l'au-delà. 

Par conséquent, au vu du caractère sacré du site, les autorités Néo-Zélandaises ont décidé de placer le chemin d'accès et le parking à quelques kilomètres du site, et de planter des milliers d'arbres pour tout cacher. 


En arrivant sur le parking après environ 4h de route (parce que oui, la Nouvelle-Zélande c'est pas très large, mais c'est vraiment, vraiment long), nous avons donc quelques minutes à marcher avant d'arriver au Cap, l'occasion de profiter des paysages.




Et voilà, le Cape Reinga! Pour ceux que ça intéresse, (on sait jamais, hein), on peut réellement voir l'endroit ou la mer de Tasmanie et l'océan Pacifique se touchent, puisque que c'est la rencontre entre les deux masses d'eau qui provoque tous les remous à gauche de la photo. 
Et, toujours pour ceux que ça intéresse (encore une fois, on sait jamais), le phare a été construit en 1941, et utilisé pour la première fois le 1er mai de cette même année. 


Et ça, c'est moi qui tente de faire de la photo d'art. Je suis époustouflée par mon propre talent. Haha. 


A la base du phare se trouve un panneau indicateur. Encore une fois on sait jamais, quelqu'un peut décider un jour de faire Cape Reinga - Los Angeles à la nage, et ce serait bête de se tromper de direction. J'aurais pu tenter pour la France (si, si, j'aurai pu!) mais c'était pas sur le panneau, du coup je savais pas par où partir. Trop dommage.


Après avoir quitté le Cap, nous sommes remontés dans notre bus de compèt, et nous nous sommes rendus sur des dunes de sables géantes, à quelques kilomètres de là, pour l'activité du siècle : le sand surfing!
Le principe est simple : on attrape une body board en polystyrène, on grimpe en haut de la dune avec sa planche sous le bras (beaucoup, beaucoup, beaucoup plus facile à dire qu'à faire, j'ai cru que j'allais pas réussir à monter jusqu'en haut), on attend son tour, on court, puis tout en courant on s'allonge sur la planche, on soulève l'avant de la planche avec les deux mains pour l’aérodynamisme,et on se laisse glisser jusqu'en bas! Éventuellement, on peut utiliser les pieds pour freiner (mais c'est bien plus drôle sans), ou pour changer de direction (mais bon comme c'est pas nous plus un parcours d'obstacle, en allant tout droit ça passe nickel).



Et j'ai trouvé ça sur youtube, on voit vraiment mieux en quoi ça consiste :


Mais si vous avez un jour l'occasion, tentez sans hésiter, c'est encore mieux en vrai qu'en vidéo!

Sur le chemin du retour, nous sommes passés par 90 miles beach, sur la côte ouest. 90 miles beach ne fait en réalité par 90 miles mais 55, ce qui fait 90 km, d'ou le nom. Sauf qu'un gars s'est pointé un jour, n'a pas compris la différence entre 90 miles et 90 km, en a conclu que c'était la même chose, et tout le monde a suivi depuis. Logique, quand tu nous tiens...




La plage en elle-même n'est pas extraordinaire, si ce n'est qu'elle est tellement longue que nous sommes restés dans le bus pour la traverser, à part une pause pour prendre des photos. D'ailleurs, aller d'un bout à l'autre de la plage nous a pris une bonne heure. Autant dire que si vous voulez donner rendez-vous à des amis pour les retrouver, c'est pas forcément l'endroit idéal... Mais bon de toute façon, personne ne se baigne sur cette plage, les cars touristiques qui passent toutes les 30 minutes ne devant pas aider beaucoup. Et puis, elle est pas non plus très facile d'accès.
Mais il n'empêche que de rouler en car sur la plage, c'est assez drôle comme expérience, avec la mer d'un côté et les dunes de l'autre. 





Et voilà, après cette journée de voyage dans le grand nord, je retourne dans mon auberge de jeunesse à Paihia vers 20h, et repars en bus vers Auckland le lendemain, prête pour une nouvelle semaine!

Désolée du retard de l'article, je viens de rentrer d'Australie et je n'ai pas pu l'écrire de là-bas. Mais du coup, en compensation, je vais me lâcher sur les photos de Kangourous et de Koalas dans les prochains posts!

A très bientôt et gros bisous,

Coink'


 "Expose-toi à tes peurs les plus profondes. Après cela, la peur ne pourra plus t’atteindre" 
– Jim Morrison

samedi 12 avril 2014

Introduction au nudisme

Dimanche 09 Mars 2013

Aujourd'hui, je pars passer la journée sur Waiheke Island, avec une autre jeune fille Au Pair (Est-il réellement nécessaire de préciser qu'elle est allemande?). Waiheke Island, c'est une île dans le golfe d'Hauraki, d'une superficie de 92 km², habitée par environ 7000 personnes, avec environ 30 000 touristes en été, et située à 30-40 minutes de ferry du port d'Auckland. Pour faire simple, c'est un peu comme Belle Île, mais version NZ. 



Nous partons donc du port d'Auckland vers 9h00 du matin, en ferry, sous la pluie. Sachant que sur l'île, toutes les activités sont en extérieur, je ne suis pas très optimiste pour le reste de la journée, mais je vais vite changer d'avis.
En effet, en arrivant sur Waiheke, la pluie n'est plus du tout d'actualité, tous les nuages sont partis, et il fait vraiment vraiment beau et vraiment vraiment chaud. Ça, c'est la bonne nouvelle. La moins bonne nouvelle, c'est que comme l'île est assez grande, il n'est pas question d'en faire le tour à pieds, et il n'y a pas de location de vélo ni de voiture là ou le ferry arrive (mais il y en a à l'autre bout de l'île, ou comment prendre des décisions logiques selon les kiwis...)

Evidemment, on aurait pu passer une voiture dans le ferry, sauf que les billets voiture coûtaient vraiment plus cher, et qu'en plus on n'avait pas de voiture de dispo (légèrement problématique, du coup...). Donc nous entreprenons de marcher 20 minutes pour atteindre l'office de tourisme dans le "village" le plus proche, dans lequel on nous apprend qu'il y a un service de bus qui fait le tour de l'île, que oui, il est possible d'acheter un pass à 10$ la journée avec trajets illimités, que oui, le bus passe juste devant l'office de tourisme, d'ailleurs il y en a un qui arrive dans moins de 10 minutes, mais que non, on ne peut pas acheter les tickets à l'office du tourisme, ni auprès du conducteur, il faut donc que nous retournions à l'embarcadère du ferry pour acheter les tickets, puis que nous revenions ici pour prendre le bus. Niveau organisation, la journée commence bien!

Bref, le temps de repartir vers l'embarcadère, d'acheter nos billets, de revenir à l'office du tourisme, d'attendre un bus, il est déjà 13h. Le bus dans lequel nous sommes montées se dirigeant vers le sud est de l'île, et le chauffeur nous annonçant qu'il n'y a que 4 bus par jour qui vont jusqu'à Orapiu, nous décidons de nous arrêter à Rocky Bay pour le déjeuner, sans aller jusqu'au bout de l'île (pas très envie de rester coincées, après avoir autant galéré pour trouver un moyen de transport...). 

A Rocky Bay, nous tombons sur une petite plage quasiment déserte, parfaite pour un pique-nique, et parfaite aussi pour échapper à la folie du débarquement touristique sur l'île...






Après une petite heure de marche le long de la plage, de détente et de soleil, nous reprenons le bus, direction cette fois Palm Beach (comme dans les films américains, la grande classe). Palm Beach est divisée en gros en trois parties. A l'ouest, toute la zone fréquentée par les familles avec enfants (c'est-à-dire la zone soigneusement évitée par deux Au Pair en week-end), au milieu, plein de petites criques entourées par des rochers, avec un petit air de plage toute droit sorties d'un James Bond, et à l'est... Derrière les rochers... Une plage de nudiste. J'ai malheureusement pas de photos de ma tête quand, ne sachant pas ce qui m'attendait, j'ai contourné le rocher et que je me suis retrouvée face à un type d'une soixantaine d'années, complètement à poil, tout en bourrelets, poils et rides, qui sortait de l'eau pour aller retrouver sa femme (bâtie sur le même modèle) en train de bronzer et pas beaucoup plus habillée.  Et quand j'ai réalisé que les autres gens présents sur la plage étaient globalement tous aussi vieux, et tous aussi nus. Malaise.
Bref, coincées entre les gamins qui crient et les vieux tout nus, mais ayant quand même envie de rester sur cette fort jolie plage, nous avons quitté le côté nudiste pour revenir vers les rochers. Mis à part les vieux qui revenaient de la plage nudiste (habillés, cette fois), c'était beaucoup plus calme!



Enfin, après avoir bronzé pendant une bonne partie de l'après-midi, nous somme retournées vers l'embarcadère, pour prendre un ferry qui était supposé partir à 16h (mais qui en fait n'a pas quitté l'île avant 16h45... L'organisation générale en Nouvelle-Zélande, c'est un peu comme l'administration d'une fac, mais en pire).

Pour conclure, encore une nouvelle journée sous le soleil, avec plein de jolis paysages, et de supers souvenirs (dont le vieux tout nus ne fera pas partie, je vous rassure).

Je vous fais des tonnes de bisous,
Coink'


"Une journée sans rire est une journée perdue." 
– Charles Chaplin