mardi 7 octobre 2014

(Absence de) sens de l'orientation

Après avoir battu mon propre record en écrivant 4 articles en une journée la semaine dernière, je suis de retour aujourd'hui pour un nouvel article, moins de deux semaines après le dernier. Je m'auto-épate. On ne mentionnera pas le fait que l'article en question devait être écrit le plus tôt possible, pour cause de départ imminent, et que par conséquent je n'avais pas trop le choix. Non, j'ai dit qu'on ne le mentionnerai pas! De toute façon, c'est mon blog, si je veux gaspiller les 10 premières lignes à m'auto-congratuler pour quelque chose qui ne mérite absolument aucune reconnaissance, (et accessoirement produire une introduction absolument soporifique), c'est mon choix. Bref, passons aux choses sérieuses.

Dimanche 28 Septembre 2014

En cette belle matinée de septembre, j'entame ma dernière semaine de vacances en Nouvelle Zélande (enfin non, en théorie je l'ai entamée vendredi soir. Bref). Laure-Anne est arrivée de Melbourne la veille, et je suis allée la chercher à l'aéroport, ce qui sans plan ni GPS, et avec mon sens de l'orientation pire que lamentable, a forcément impliqué de se perdre au retour, puisque la mairie de la ville a eu la brillante idée de mettre des panneaux partout pour indiquer la direction de l'aéroport mais n'a pas jugé bon de le faire dans l'autre sens (franchement ils auraient pu, ça m'aurait quand même bien simplifié la tâche!).

N'ayant que 2 jours à passer sur Auckland, et ayant constaté que la météo annonçait du vent et de la pluie pour la journée, nous décidons de partir à la découverte du littoral à proximité d'Auckland, puisque c'est bien connu, le meilleur moment pour aller à la plage, c'est quand il pleut! 



Nous commençons donc par la côte est de la ville, côté océan Pacifique (ce que j'aime beaucoup préciser parce que ça fait vacances sous les tropiques, même si en l'occurrence c'était pas vraiment tropical comme ambiance).

Notre premier arrêt a lieu à Browns Bay, la baie juste en bas de chez moi, dont je n'ai pas mis de photos ici parce que vous en avez déjà vu pas mal dans mes articles précédents (oui, j'aurais pu en remettre. Certes. Ma flemmardise dans toute sa splendeur.)

Ensuite, nous nous dirigeons vers Long Bay, un peu plus au nord.


Long Bay est un parc régional, et, comme dans tous les parc régionaux autour d'Auckland, on y trouve un magnifique cadre avec des moulures maories, dans lequel on est supposé se prendre en photo avec le paysage derrière. Mais comme je suis anti-conformiste (ou du moins quand ça m'arrange), je trouve ça beaucoup plus drôle de prendre la photo du cadre, sans personne dessus. Des fois, faut pas chercher à comprendre. 


Ceci dit, leur cadre était assez mal placé. Ils ont du le placer dans le seul angle depuis lequel on ne peut pas voir la mer, et en plus il y a une poubelle et un barbecue dans le champ. Niveau esthétique de l'arrière-plan, on a vu mieux.

Même si en hiver, sous la pluie, c'est assez désert (Comme c'est étrange!) Long Bay est un parc très populaire en été. Comme dans tous les parcs régionaux du coin, il y a des terrains pour camping-cars, des robinets d'eau, des douches, des barbecues, un terrain de jeu, un terrain de pétanque (pourquoi pas, après tout)... Bref, de quoi s'occuper toute une journée d'été! Ah, oui, et il y a une plage aussi, qui est absolument bondée de mi-novembre à mars ou avril.




Ensuite, après avoir déjeuné dans Browns Bay,nous nous dirigeons vers la côte ouest d'Auckland, et la mer de Tasmanie. L'intérêt de la Nouvelle Zélande, et d'Auckland en particulier, c'est que c'est tellement peu large que traverser d'est en ouest prend à peine une heure -enfin, quand on connait son chemin.
Vous l'aurez deviné, étant une fille très organisée, je n'ai absolument pas regardé la route à prendre avant, je n'ai pas de GPS en état de marche, et je ne sais même pas si j'ai une carte de disponible! En gros, je n'ai pas la moindre idée de la où je nous emmène, mais une chose est sûre c'est qu'on y va!
Donc après une sortie d'autoroute au mauvais endroit, une boucle complète qui nous emmène au sud d'Auckland et nous fait traverser la ville jusqu'à retourner au point de départ, et la réalisation que je suis partie dans le mauvais sens sur l'autoroute, je me décide enfin à garer la voiture et à fouiller dans l'espoir de trouver une carte. Miracle, on en trouve une, pas très précise, mais suffisante pour que ma copilote de choc nous remette dans le droit chemin. Conseil d'amie, si un jour vous vous retrouvez sur la côte Nord d'Auckland, et que vous cherchez à rejoindre Muriwai, prenez la SH16 en direction d'Helensville, ça vous épargnera bien des détours.


Nous arrivons donc, après moult péripéties, à destination, Muriwai Beach. Muriwai a été un des premiers endroits que j'ai visité en arrivant ici, avec ma famille d'accueil, et aussi le sujet d'un de mes premiers articles, il y a de ça quasiment 11 mois. Je ne vais pas vous refaire tout le discours que j'avais fait dans mon article avant, même si c'était il y a quelques temps déjà. Les seules choses à savoir, c'est que outre le sable noir et le surf, si Muriwai est connue, c'est parce qu'elle abrite une des plus grandes colonies de Fou austral (ou Gannet en anglais, pour les curieux). Les oiseaux arrivent en Nouvelle-Zélande au début du printemps, vers fin-septembre/début octobre, pendant la période de reproduction et repartent sur les côtes australiennes pendant l'hiver. Nous sommes au tout début du printemps (d'ailleurs, la météo n'a pas encore eu le temps de se rendre compte qu'on a changé de saison), donc il n'y a pas autant d'oiseaux que les 1200 couples supposés y être chaque année. Cependant, il y en a quand même un nombre non négligeable. 




Ensuite, nous nous rendons à Piha, une autre plage de la côté ouest, également spot de surf reconnu. J'y suis aussi allé quelques jours après mon arrivée, et je vous en ai déjà parlé, donc de même je vais restreindre mon discours pseudo-culturel.

Maintenant que nous avons une carte, trouver le chemin est beaucoup, beaucoup plus facile. Conduire ne l'est pas, en revanche. Pour se rendre à Piha, il faut traverser les Waitakere Ranges, une chaîne de montagne à l'ouest d'Auckland. Les montagnes sont recouvertes d'arbres natifs néo-zéalandais, et s'interrompent en falaises de 300 mètres de haut minimum à l'ouest. Certes, les plages sont jolies, mais les routes sont pourries, montent et descendent en permanence, tournent dans tous les sens, et en plus le revêtement n'est pas extraordinaire. J'ai même fini la journée avec une crampe à la cheville, à force de bouger mon pied entre l'accélérateur et le frein aussi souvent. 


L'avantage de cette route, ceci dit, c'est qu'elle offre une vue panoramique sur Auckland, de loin. Bon, je l'avoue, en photo, c'est pas terrible. Mais en vrai, c'est vraiment joli!



L'autre avantage, c'est qu'avec tous les arbres natifs, on a l'impression de conduire dans la jungle, ça change des chênes et des pins qu'on a partout en France. Mais bon, au bout d'un moment, passer une heure à tourner dans tous les sens dans une espèce de jungle, ça devient un peu monotone aussi. 

 

Cette photo vous permet également d'apprécier les magnifiques traces sur mon pare-brise, que j'ai nettoyé juste après la photo, mais du coup c'était trop tard. Bad timing. 


Voici donc Piha, avec comme vous pouvez le constater de magnifiques nuages bien gris qui arrivent exactement en même temps que nous, parce que comme je le disais tout à l'heure la plage sans pluie, c'est beaucoup, beaucoup moins drôle. Sisi, je vous jure.
Pour celles et ceux qui s'interrogeraient sur le rocher en plein milieu mais qui auraient la flemme de remonter dans mes articles dans l'espoir de trouver mon magnifique discours sur Piha la première fois (ce que je ne peux que comprendre), il s'agit du Lion Rock.

Les mécanismes géologiques qui ont poussé ce gros bout de roche à arriver en plein milieu de la plage comme ça, tout seul, sont surement absolument fascinants pour qui aime la géologie, mais ce n'est absolument pas mon cas, et je crois qu'après des années à supporter les cours de géol, lire ne serait-ce qu'une ligne de plus qui parle de roches, de sédiments, de strates ou de mouvements sismiques me rendrait malade. Encore une fois, cet article ne sera pas parmi mes plus brillants que j'ai posté ici, du fait de mon flagrant manque d'implication dans la recherche d'information (oui, brillants, parfaitement, je pèse mes mots, d'ailleurs si je n'ai pas obtenu le prix Nobel de littérature pour ce blog, c'est juste une question de temps. D'accord, de beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps). 

Et voici donc le fameux Lion Rock vu de près! Il a pas l'air très grand, là, sur la photo, du coup vous avez le droit à une deuxième photo avec moi dessus pour comparer à échelle humaine (enfin plus ou moins, parce qu'en général on compte 1m75 pour une taille moyenne, donc on part déjà avec 10 cm de trop. J'ai toujours dit qu'être grande c'est pas pratique, on fait pas de bonnes échelles sur les photos. D'autant plus que comme je suis pas juste au pied du rocher, il faut rajouter la perspective, et là ça devient vraiment trop compliqué pour mes pauvres connaissances en maths et en physique). 




 Ce qui est drôle, sur cette photo, c'est qu'il a presque l'air de faire beau, alors qu'en vrai il y avait un vent de taré et il pleuvait. Enfin, comme je vous répète depuis le début de l'article qu'il pleuvait, je suppose que vous avez fini par le comprendre, voire même vous en avait surement très très marre que je le répète toutes les trois lignes. Du coup, on va faire un truc, je le dis une dernière fois, et après j'arrête, promis. Il pleuvait.

Et voilà, après cette petite découverte du littoral Aucklandais? Aucklandois? Aucklandien?... Du littoral d'Auckland, donc, nous avons repris la route pour retourner à la maison. Non sans complications, d'ailleurs, parce que la carte n'étant pas très précise, on a pris la mauvaise sortie à un rond-point, et fini en longeant l'autoroute, mais sans savoir comment se retrouver dessus. Du grand art, l'orientation avec moi.

Je vous écris le prochain article très rapidement, puisqu'il faudrait quand même que je les boucle avant de rentrer, histoire de dire.

Comme d'habitude, je pense fort à vous et vous fais de gros bisous,

A très bientôt,

Coink'




"I still find each day too short for all the thoughts I want to think, all the walks I want to take, all the books I want to read, and all the friends I want to see." 
– John Burroughs





1 commentaire:

  1. Référence au premier article où tu parlais de Lion Rock , tu n'as pas fait l'ascension du coup ? =P
    Parce que bon là tu n'as pas d'excuses, les enfants n'étaient pas avec toi. A moins qu'il pleuvait ce jour là franchement je ne vois pas d'autres arguments pour ne pas l'avoir fait ! Et franchement on peut clairement voir sur la photo qu'il faisait beau...!
    Attend je relis l'article...
    Ahhhhh ok il pleuvaiiiiit !!!!!! Autant pour moi j'avais pas vu que tu l'avais marqué =)

    RépondreSupprimer