vendredi 10 octobre 2014

Sous un ciel étoilé

Mardi 30 Septembre 2014

Aujourd'hui, premier jour de vacances hors d'Auckland!

Laure-Anne et moi nous réveillons aux aurores (à 6h15 quoi), car nous partons pour un tour à la journée, et le bus quitte le centre d'Auckland à 7h30.

Après un petit coup de pression en arrivant au bus, parce que le chauffeur ne nous avait pas sur sa liste (en fait c'est juste parce qu'on est pas allées s'enregistrer au comptoir avant, apparemment), nous partons enfin, armées de magnifiques stickers jaunes qui ne collaient pas et qu'on a passé la journée à essayer de remettre en place. 


On commence le tour direction Waitomo, quelques heures au sud d'Auckland. 


Cette région, tout comme une très très grande partie de l'île du Nord, est recouverte de collines et de prairies toutes vertes, avec des troupeaux de moutons un peu partout. Pas étonnant que ce soit le lieu choisi par Peter Jackson pour filmer Hobbiton! (Un jour, peut-être, j'arrêterai de vous parler du Seigneur des Anneaux. Ou pas!)




Si Waitomo et sa région sont connues, c'est notamment parce qu'on y trouve un réseau de grottes souterraines, qui forment une des plus grandes attractions touristiques du pays. Waitomo, en Maori, vient de "wai" (eau) et "tomo" (trou), en gros eau dans un trou. Oui, pour le côté signification mystique et mystérieuse, on repassera...

Il n'y a pas le droit de prendre de photos dans les grottes, donc toutes celles qui vont suivre sont tirées d'internet!


Alors certes, vu comme ça, c'est juste des grottes, y a rien de plus que des stalagtites, et des stalagmite, et en plus dedans c'est noir et humide. Pas de quoi en faire tout un plat.
Sauf que si, justement, parce que en plus, dans les grottes de Waitomo, il y a des glowworms (Arachnocampa luminosa, une espèce endémique à l'Australie et la NZ, si vous voulez faire comme moi et jouer les cultivés). Ce que ces glowworms ont de particulier, c'est qu'ils génèrent une bioluminescence, particulièrement au stage larvaire, comme des vers luisants. A la fin du stage larvaire, les mâles ne produisent quasiment plus de lumière, tandis que les femelles brillent plus qu'avant, pour attirer leurs partenaires. Ces glowworms passent la majorité de leur vie en tant que larves (jusqu'à 12 mois). Une fois adultes, leur espérance de vie n'est plus que d'une quinzaine de jours, car ils ne se nourrissent plus. Leur unique but est donc procréer, et ils mourront juste après la ponte des œufs. Pas facile, la vie de glowworm.

Si la lumière produisent par les adultes est majoritairement un caractère sexuel, chez les larves, c'est une façon d'attirer leurs proies. Elles se nourrissent de moustiques, mouches, et autres petits insectes, qu'elles emprisonnent dans un piège qu'elles ont tissé à partir d'un mélange de soie et de mucus. Parfois, des comportements cannibales peuvent survenir, notamment en cas de haute densité de population, ou bien quand l'un d'entre eux s'enroule lui-même dans le piège après l'éclosion (oui, parce qu'en plus d'avoir une vie pourrie, un glowworm, c'est un peu con).

Pour les intéressé(e)s, (on sait jamais, il pourrait y avoir des passionnés de biochimie et d'enzymologie parmi vous), la lumière émit par les glowworms provient d'une réaction enzymatique, dont le substrat est la luciférine, et l'enzyme, la luciférase, de l'ATP (Adénosine Triphosphate, ou molécule fournissant l'énergie), et de l'oxygène. La réaction aboutit à la formation d'oxyluciférine, comme bien sûr chacun le sait, et à l'émission de photons.

Je sais, le paragraphe "cours de SVT" ne va probablement pas en intéresser beaucoup, mais après 3 ans en fac de bio, je pouvais difficilement éviter le sujet...

Ceci dit, une fois dans les caves en elles-mêmes, ce qui fascine, ce n'est pas le cycle de vie du glowworm, ni les mécanismes qui font que ça brille. Non, ce fascine, c'est tout simplement à quel point c'est joli.
C'est bien simple, on marchait dans la grotte, quand on est arrivés dans une partie dans laquelle il faisait presque tout noir, avec la rivière juste à côté de nous. Les gens parlaient un petit peu, rigolaient en essayant de ne pas glisser sur le sol vu qu'on y voyait rien, et puis d'un coup on a commencé à lever la tête, et à les remarquer.
Toutes ces petites lumières, qui brillaient au plafond de la grotte, exactement comme un ciel très, très étoilé, et beaucoup plus proche que d'habitude. Et là, d'un coup, pendant un bon moment, il n'y a pas eu un bruit.

Après quelques minutes, je me suis enfin décidé à parler, mais tout ce que j'ai réussi à dire, c'était quelque chose comme "Waouh!" et "C'est trop joli!", ce qui premièrement fait part d'un cruel manque de vocabulaire, et deuxièmement est bien, bien en dessous de la vérité. Non, c'était pas "trop joli". C'était magique, merveilleux, presque irréel. Un de ces miracles de la nature, comme tout droit sorti d'un conte de fées. 

Ensuite, nous sommes montés dans un bateau, et nous avons navigué pendant quelques minutes dans les caves, uniquement à la lumières des glowworms. Ça a probablement été l'un des moments où j'ai été le plus détendue dans ma vie, tellement c'était hors du temps.


Malheureusement, il a bien fallu revenir à la réalité, et quitter les grottes après le tour en bateau. Encore une fois, je suis désolée, les photos ont beau être jolies, elles ne sont vraiment pas à la hauteur du lieu, à mon avis. 

Ensuite, nous avons repris notre chemin, direction Rotorua (à environ 2h de route). 


 Une fois arrivés sur Rotorua, nous avons commencé par faire un arrêt à Agrodome, une ferme qui propose des shows avec des moutons et des chiens de berger, et un tour des animaux de ferme. Je vous assure, c'est beaucoup mieux que ça en l'air raconté comme ça! 

En arrivant, on nous remet de magnifiques stickers verts (qui ne collaient pas plus que les autres), pour compléter nos jaunes de ce matin, puis on nous dit que la démonstration de tonte de mouton va bientôt commencer, et qu'en attendant, on peut aller voir les agneaux et les lapins dans la pièce d'à côté. Alors bon, vous avez tous déjà vu un lapin, donc je vais pas passer trois heures à vous parler du cycle du lapin comme je l'ai fait avec le glowworm. En plus, les lapins, ça a beau être tout doux, ça ne fait pas de lumière! 




Ensuite, nous avons le droit à une démonstration de tonte de mouton, donc. Le plus drôle, c'est le moment ou le mouton entre dans la pièce. Parce que sachant ce qui l'attend, quand il arrive, le pauvre essaye de s'échapper en sautant, à un bon mètre de hauteur.
Sauf que visiblement, le petit monsieur qui nous faisait la démo savait à quoi s'en tenir, et il a attrapé le mouton en vol, lui a bloqué les quatre pattes, l'a assis par terre, et a passé le reste de la démo à mettre le mouton dans des positions plus improbables les unes que les autres pour pouvoir le tondre partout sans qu'il n'ait jamais aucune patte en contact avec le sol. Tout un art.
Le plus drôle, c'est que les moutons, ils ont des réflexes bizarres : une fois ses pattes plus au sol, il s'est complètement bloqué, et a arrêté de se débattre, comme si il était ligoté ou je ne sais quoi. Il était complètement perdu, le pauvre. C'est pas très malin, un mouton.

Ce qui était intéressant aussi, c'est l'homme d'affaire japonais qui était assis derrière nous, avec tout son accompagnement, incluant traducteurs, photographes et caméraman. Pourquoi un homme d'affaires japonais voudrait se faire photographier en train de regarder un type qui tond un mouton dans une ferme à Rotorua, ça, par contre, ça reste un mystère! 
 

Ensuite, il y a eu une démonstration des chiens de bergers en action. J'appréhendais un peu que le chien morde les moutons, parce que dans ma tête les animaux sortent tous de films Disney et chantent et dansent sur des numéros dignes de Broadway pour célébrer leur amitié, et donc ne se mordent pas entre eux, mais en fait personne n'a mordu personne (bon, il y a pas eu d'animaux dansants pour autant).
Ce chien appartient à une race qui n'aboit pas, ne grogne pas, ne fait pas un bruit. Tout passe par les yeux. C'est uniquement le regard du chien qui fait bouger les moutons, et c'est assez impressionnant à regarder. Le maître contrôle son chien au millimètre près, et le chien contrôle les moutons, et les fait passer sur un pont, s'arrêter près des visiteurs, et cracher des flammes (un intrus s'est caché parmi les propositions précédentes, saura-tu le retrouver?). 



Ensuite, nous sommes partis faire un tour dans la ferme, pour nourrir les animaux. Et c'est bizarre, en écrivant cette phrase, j'ai l'impression d'avoir 4 ans et de raconter la dernière sortie de ma classe de moyenne section.

On a commencé par du basique, du doux, du mignon, du mouton! L'avantage de nourrir un mouton, c'est qu'une fois que tu as la main bien crade parce qu'il t'as bavé partout dessus, tu peux t'essuyer sur la laine du mouton, et t'as plus rien! C'est comme avoir un torchon intégré! Bon, par contre le désinfectant n'est pas inclus. Et puis, comme je le disais tout à l'heure, le mouton n'est pas très malin, donc il a tendance a suivre partout n'importe quelle personne qui se promène avec quoique ce soit ressemblant de près ou de loin à de la nourriture. On peut donc se sentir vaguement agressé par ces espèces de peluches vivantes.


Après, et c'est là que ça commence à devenir original, on a donné à mangé à des cerfs (j'ai retrouvé Bambi!!!!!!), 


A des vaches mieux coiffées que moi,


Et... A des autruches. Vous ne le savez sans doute pas, mais les autruches, ça me terrifie. J'ai toujours pensé que le regard d'autruche, c'était le meilleur regard de psychopathe de tous les temps. A tel point que tous les acteurs devraient s'en inspirer. C'est vrai quoi, normalement j'aime tous les animaux, mais les autruches, je peux pas. On dirait un dessin d'un enfant sous crack qui aurait essayé de mélanger plusieurs animaux ensemble, avec des proportions différentes en plus, mais qui n'aurait pas réussi, sauf que le dessin aurait prit vie. Ca parait idiot, parce qu'en plus une autruche ça doit être plutôt peureux, mais dans ma tête c'est le mal incarné (https://www.google.fr/images/autruche, sérieusement, y a qu'à moi que ça fait peur?)

Alors quand le monsieur a arrêté la voiture à côté des autruches, et qu'il a commencé à distribuer des graines pour les nourrir, moi j'avais déjà fait trois pas en arrière en me disant qu'il était hors de question que je me rapproche. Sauf qu'il m'a quand même mis des graines dans la main, et que par je ne sais quel miracle j'ai décidé que j'allais nourrir cette ***** d'autruche. Je vous écris donc uniquement avec ma main gauche, après m'être fait arracher la droite par un bec acéré... Non, je déconne. J'ai survécu, et mes mains aussi. Je ne recommencerai jamais, sous aucun prétexte, mais au moins je l'ai fait une fois.
Bref, tout ça pour dire que ça ne se voit peut-être pas, mais sur la photo d'en dessous je suis absolument terrifiée, et ma seule pensée c'est quelque chose comme "au moindre mouvement suspect, je jette les graines le plus loin possible pour faire diversion et je m'enfuis en courant". Quel plan d'attaque!



Ensuite, nous avons quitté Agrodome, et nous nous sommes rendus dans la reconstitution d'un village maori, Te Puia.

La visite a commencé par le choix d'un chef de clan parmi tous les visiteurs du site, et la cérémonie de bienvenue maorie traditionnelle. Cette cérémonie implique une chanson, des paroles en maori que j'ai pas compris, des guerriers derrière qui font des mouvements avec leurs lances, un guerrier qui part à la rencontre du chef en faisant une succession de pas et de petits sauts surement très précise mais qui avait l'air un peu bordélique, des bruits bizarres, des tirages de langues, des bisous d'esquimaux sur le front et une fougère. Le tout à remettre dans le bon ordre. Si c'est pas clair, je vous ai trouvé une vidéo sur Youtube, ça sera peut-être mieux.




Ensuite, nous avons eu un petit spectacle de chants et danses traditionnels, notamment une chanson sur la version maorie de "Roméo et Juliette", avec Tutanekai dans le rôle de Roméo et Hinemoa dans celui de Juliette, à la seule différence qu'ici, personne ne meurt à la fin. 



Et puis, comme aucun spectacle maori n'est complet sans une démonstration de Haka, nous l'avons eu, d'abord uniquement avec les acteurs du spectacle, puis avec les hommes du public également (parce que les femmes ne sont pas autorisées à le faire). Mais y a pas à dire, c'est une vocation, tout le monde n'a pas vraiment le même air flippant.





Ensuite, une fois le spectacle terminé, nous avons fait le tour de la reconstitution d'un village maori, dont le nom est écrit sur la photo juste en dessous. Oui, des fois je veux bien faire un effort, des fois, c'est drôle d'écrire des noms maoris que personne ne sait comment prononcer, mais à un moment, faut pas pousser le bouchon trop loin, Maurice. 




Enfin, le tour du village s'est achevé par la découverte des mud pools et du geyser Pohutu, soit-disant célèbre dans le monde entier (ou alors juste world-famous in New-Zealand, comme ils disent ici). L'activité du geyser est entièrement naturelle, les propriétaires du parc n'ont aucune action là-dessus. On voit plus de fumée que de geyser à proprement parler sur les photos que j'ai, mais il était bien là, et je me suis même pris de l'eau sur la figure. Ca avait un petit côté Yellowstone version low-cost assez rigolo. 





Après cette journée bien chargée, nous sommes arrivées à l'hôtel à Rotorua, pour recharger les batteries et être prêtes pour demain!

Avec un peu de chance, je réussirai à finir tous mes articles avant d'arriver en France. Avec un peu de chance et surtout avec beaucoup de motivation!

Quoiqu'il en soit, je vous fais de gros bisous et je vous dis à très bientôt,

Coink'



"Aimer, c’est risquer le rejet. Vivre, c’est risquer de mourir. Espérer, c’est risquer le désespoir. Essayer, c’est risquer l’échec. Risquer  est une nécessité. Seul celui qui ose risquer est vraiment libre"
- Paolo Coelho

mercredi 8 octobre 2014

" 'Cause I'm on top of the world, 'ay!"

Lundi 29 Septembre 2014

Aujourd'hui, nous entamons notre deuxième et dernière journée à Auckland pour ces vacances. Il est donc temps de jouer les touristes!

Après nous être rendues dans le centre ville en bus, et y être arrivées vers midi, nous nous rendons à la Sky Tower. La Sky Tower, c'est cette espèce de tour qui ressemble un peu à une soucoupe volante, en plein milieu du centre ville d'Auckland. Personnellement, je ne connais que celle-là, mais apparemment il y a un paquet d'autres Sky Towers dans le monde, à Abou Dabi, Taïwan, Singapour Dubaï, Nagoya, Orlando... pour n'en citer que quelques unes.

Bref, la Sky Tower d'Auckland, du haut de ses 328 mètres, est la plus haute tour de l'hémisphère Sud, et sert à la base d'émetteur de radio et de télévision. Elle comprend aussi trois plates-formes d'observation, ainsi qu'un restaurant situé à 190 mètres de hauteur, au niveau 52, qui tourne sur lui-même (un tour complet en une heure) afin d'offrir une vue sur toute la ville à ses clients. Sachant que monter au sommet de la Sky Tower coûte en théorie 28$, mais que c'est gratuit quand on va au restaurant, on s'est dit que quitte à jouer les touristes, autant y aller à fond, et on a déjeuné à 190 mètres du sol, dans un resto qui tourne. La classe. 



Oui, je suis d'accord, il y a pire comme vue. En plus, le repas était loin d'être mauvais (enfin vu le prix, il valait mieux, ceci dit). Ce qui est drôle, en plus, c'est que du coup il fallait essayer d'identifier les bâtiments/parcs/ponts/volcans/édifices divers et variés qu'on pouvait observer, et que, ayant passé 11 mois et demi dans cette ville, je me suis retrouvée avec la lourde tâche de jouer les spécialistes en géographie. Vous l'aurez surement compris si vous avez lu mon article précédent, l'orientation et moi, on ne s'entend pas très bien, alors je ne suis pas très bien sûre d'avoir reconnu avec succès tous les éléments que je devais reconnaître, mais je pense m'en être pas trop mal sortie, ceci dit. Enfin, mis à part le pont sur la photo du dessus, qui n'est autre que l'Harbour Bridge, et que j'ai pris pour un autre pont pendant une bonne demi-heure. Ce qui est d'autant plus idiot du fait que c'est le seul pont aux alentours, donc en théorie il n'y avait pas trop de confusion possible. En théorie.

Après le repas, nous sommes descendues à l'étage 51, sur la plate-forme d'observation principale, pour prendre quelques photos (parce que prendre des photos en mangeant et quand ça tourne, c'est un peu moins efficace). En plus des vitres tout autour, ils ont aussi installé à certains endroits un sol en verre, histoire de bien voir à quel point on est haut. Du coup, face au sol en verre, il y a en général deux réactions, ceux qui ont trop le vertige et qui refusent absolument de marcher dessus, et ceux qui n'ont pas peur, qui sont trop fiers de ne pas avoir peur, et qui le montrent à tout le monde en marchant, sautant, s'asseyant sur le verre. Personnellement, je fais partie de la deuxième catégorie, et j'aurais bien fait tout le tour sur le verre si il y en avait eu partout et si il n'y avait pas des gens assis en plein milieu qui refusent de bouger. 




La cible rouge en dessous de mes pieds, c'est là ou atterrissent les gens qui font le Sky Jump. Mais qu'est-ce que le Sky Jump, vous demandez-vous? Et bien le Sky Jump, c'est un saut de 192 mètres de hauteur, pendant lequel la personne qui saute peut atteindre 85 km/h, un peu sur le même principe qu'un saut à l'élastique, mais avec des câbles à la place d'un élastique, pour éviter que les gens ne se crashent dans la tour comme un insecte sur un pare-brise à la moindre rafale de vent. En plus, pour sauter, ils portent tous de magnifiques combinaisons oranges, un peu comme dans les prisons américaines. Ca a l'air un peu flippant, raconté comme ça, mais en fait après en avoir vu descendre certains je me dis que ça doit être assez drôle à faire. Bon, sauf qu'il faut être riche.



Ensuite, nous sommes descendues de la tour, et nous nous sommes rendues sur un des volcans de la ville, Mount Eden, ou Maungawhau en maori (je suis certaine que tout le monde se posait la question). Avec ses 196 mètres d'altitude, c'est le plus haut sommet naturel d'Auckland. Il est situé juste à côté du stade du même nom (Eden Park, le stade des All Blacks), dans un quartier avec plein de grandes maisons bien classes entourées par des grillages, portails électriques et autres systèmes de sécurité.

Quand on a une voiture, on peut conduire jusqu'au sommet et se garer tout en haut, mais quand on en a pas, on est obligé de tout monter à pieds. Ceci dit, c'est pas si difficile que ça, comme le quartier est déjà en hauteur il n'y a pas très loin à monter, et en moins de 15 minutes on arrive au sommet.

Encore une fois, Mount Eden, c'est un des premiers endroits que j'ai visité à Auckland (même le premier, si on ne compte pas l'aéroport et l'hôtel), donc je vous en ai déjà parlé. La vue n'a pas changé tant que ça en 11 mois et demi, mais il n'empêche que ça m'a fait bizarre d'y retourner à peine quelques semaines avant de partir, alors que c'est de là-bas que j'ai eu ma première vraie image d'Auckland. 


L'occasion de voir Auckland avec la Sky Tower cette fois-ci!


Après cette journée sur les hauteurs de la ville, nous sommes redescendues prendre le bus, en tournant un peu au hasard dans les rues parce qu'on avait pas la moindre idée de ou était l'arrêt de bus le plus proche, ni même du nom de la rue dans laquelle on était. A notre décharge, les panneaux indicateurs dans ce pays sont assez aléatoires. Des fois il y en a, des fois non, des fois ils sont mis 500 mètres avant le carrefour, des fois ils sont à peine 3 mètres avant, bref, c'est un grand n'importe quoi. Il y a même des rond-points où ils mettent les panneaux au milieu; et pas avant, et parallèles à la route histoire qu'on ne les voit bien qu'au dernier moment, quand c'est trop tard pour tourner. La logique de ce pays m’impressionnera toujours.

Je pense fort à vous, et je vous fais de gros bisous,

A très bientôt,

Coink'


"Et oui, le passé c’est douloureux. Mais à mon sens, on peut soit le fuir soit tout en apprendre" 
– Rafiki (Le Roi Lion)

mardi 7 octobre 2014

(Absence de) sens de l'orientation

Après avoir battu mon propre record en écrivant 4 articles en une journée la semaine dernière, je suis de retour aujourd'hui pour un nouvel article, moins de deux semaines après le dernier. Je m'auto-épate. On ne mentionnera pas le fait que l'article en question devait être écrit le plus tôt possible, pour cause de départ imminent, et que par conséquent je n'avais pas trop le choix. Non, j'ai dit qu'on ne le mentionnerai pas! De toute façon, c'est mon blog, si je veux gaspiller les 10 premières lignes à m'auto-congratuler pour quelque chose qui ne mérite absolument aucune reconnaissance, (et accessoirement produire une introduction absolument soporifique), c'est mon choix. Bref, passons aux choses sérieuses.

Dimanche 28 Septembre 2014

En cette belle matinée de septembre, j'entame ma dernière semaine de vacances en Nouvelle Zélande (enfin non, en théorie je l'ai entamée vendredi soir. Bref). Laure-Anne est arrivée de Melbourne la veille, et je suis allée la chercher à l'aéroport, ce qui sans plan ni GPS, et avec mon sens de l'orientation pire que lamentable, a forcément impliqué de se perdre au retour, puisque la mairie de la ville a eu la brillante idée de mettre des panneaux partout pour indiquer la direction de l'aéroport mais n'a pas jugé bon de le faire dans l'autre sens (franchement ils auraient pu, ça m'aurait quand même bien simplifié la tâche!).

N'ayant que 2 jours à passer sur Auckland, et ayant constaté que la météo annonçait du vent et de la pluie pour la journée, nous décidons de partir à la découverte du littoral à proximité d'Auckland, puisque c'est bien connu, le meilleur moment pour aller à la plage, c'est quand il pleut! 



Nous commençons donc par la côte est de la ville, côté océan Pacifique (ce que j'aime beaucoup préciser parce que ça fait vacances sous les tropiques, même si en l'occurrence c'était pas vraiment tropical comme ambiance).

Notre premier arrêt a lieu à Browns Bay, la baie juste en bas de chez moi, dont je n'ai pas mis de photos ici parce que vous en avez déjà vu pas mal dans mes articles précédents (oui, j'aurais pu en remettre. Certes. Ma flemmardise dans toute sa splendeur.)

Ensuite, nous nous dirigeons vers Long Bay, un peu plus au nord.


Long Bay est un parc régional, et, comme dans tous les parc régionaux autour d'Auckland, on y trouve un magnifique cadre avec des moulures maories, dans lequel on est supposé se prendre en photo avec le paysage derrière. Mais comme je suis anti-conformiste (ou du moins quand ça m'arrange), je trouve ça beaucoup plus drôle de prendre la photo du cadre, sans personne dessus. Des fois, faut pas chercher à comprendre. 


Ceci dit, leur cadre était assez mal placé. Ils ont du le placer dans le seul angle depuis lequel on ne peut pas voir la mer, et en plus il y a une poubelle et un barbecue dans le champ. Niveau esthétique de l'arrière-plan, on a vu mieux.

Même si en hiver, sous la pluie, c'est assez désert (Comme c'est étrange!) Long Bay est un parc très populaire en été. Comme dans tous les parcs régionaux du coin, il y a des terrains pour camping-cars, des robinets d'eau, des douches, des barbecues, un terrain de jeu, un terrain de pétanque (pourquoi pas, après tout)... Bref, de quoi s'occuper toute une journée d'été! Ah, oui, et il y a une plage aussi, qui est absolument bondée de mi-novembre à mars ou avril.




Ensuite, après avoir déjeuné dans Browns Bay,nous nous dirigeons vers la côte ouest d'Auckland, et la mer de Tasmanie. L'intérêt de la Nouvelle Zélande, et d'Auckland en particulier, c'est que c'est tellement peu large que traverser d'est en ouest prend à peine une heure -enfin, quand on connait son chemin.
Vous l'aurez deviné, étant une fille très organisée, je n'ai absolument pas regardé la route à prendre avant, je n'ai pas de GPS en état de marche, et je ne sais même pas si j'ai une carte de disponible! En gros, je n'ai pas la moindre idée de la où je nous emmène, mais une chose est sûre c'est qu'on y va!
Donc après une sortie d'autoroute au mauvais endroit, une boucle complète qui nous emmène au sud d'Auckland et nous fait traverser la ville jusqu'à retourner au point de départ, et la réalisation que je suis partie dans le mauvais sens sur l'autoroute, je me décide enfin à garer la voiture et à fouiller dans l'espoir de trouver une carte. Miracle, on en trouve une, pas très précise, mais suffisante pour que ma copilote de choc nous remette dans le droit chemin. Conseil d'amie, si un jour vous vous retrouvez sur la côte Nord d'Auckland, et que vous cherchez à rejoindre Muriwai, prenez la SH16 en direction d'Helensville, ça vous épargnera bien des détours.


Nous arrivons donc, après moult péripéties, à destination, Muriwai Beach. Muriwai a été un des premiers endroits que j'ai visité en arrivant ici, avec ma famille d'accueil, et aussi le sujet d'un de mes premiers articles, il y a de ça quasiment 11 mois. Je ne vais pas vous refaire tout le discours que j'avais fait dans mon article avant, même si c'était il y a quelques temps déjà. Les seules choses à savoir, c'est que outre le sable noir et le surf, si Muriwai est connue, c'est parce qu'elle abrite une des plus grandes colonies de Fou austral (ou Gannet en anglais, pour les curieux). Les oiseaux arrivent en Nouvelle-Zélande au début du printemps, vers fin-septembre/début octobre, pendant la période de reproduction et repartent sur les côtes australiennes pendant l'hiver. Nous sommes au tout début du printemps (d'ailleurs, la météo n'a pas encore eu le temps de se rendre compte qu'on a changé de saison), donc il n'y a pas autant d'oiseaux que les 1200 couples supposés y être chaque année. Cependant, il y en a quand même un nombre non négligeable. 




Ensuite, nous nous rendons à Piha, une autre plage de la côté ouest, également spot de surf reconnu. J'y suis aussi allé quelques jours après mon arrivée, et je vous en ai déjà parlé, donc de même je vais restreindre mon discours pseudo-culturel.

Maintenant que nous avons une carte, trouver le chemin est beaucoup, beaucoup plus facile. Conduire ne l'est pas, en revanche. Pour se rendre à Piha, il faut traverser les Waitakere Ranges, une chaîne de montagne à l'ouest d'Auckland. Les montagnes sont recouvertes d'arbres natifs néo-zéalandais, et s'interrompent en falaises de 300 mètres de haut minimum à l'ouest. Certes, les plages sont jolies, mais les routes sont pourries, montent et descendent en permanence, tournent dans tous les sens, et en plus le revêtement n'est pas extraordinaire. J'ai même fini la journée avec une crampe à la cheville, à force de bouger mon pied entre l'accélérateur et le frein aussi souvent. 


L'avantage de cette route, ceci dit, c'est qu'elle offre une vue panoramique sur Auckland, de loin. Bon, je l'avoue, en photo, c'est pas terrible. Mais en vrai, c'est vraiment joli!



L'autre avantage, c'est qu'avec tous les arbres natifs, on a l'impression de conduire dans la jungle, ça change des chênes et des pins qu'on a partout en France. Mais bon, au bout d'un moment, passer une heure à tourner dans tous les sens dans une espèce de jungle, ça devient un peu monotone aussi. 

 

Cette photo vous permet également d'apprécier les magnifiques traces sur mon pare-brise, que j'ai nettoyé juste après la photo, mais du coup c'était trop tard. Bad timing. 


Voici donc Piha, avec comme vous pouvez le constater de magnifiques nuages bien gris qui arrivent exactement en même temps que nous, parce que comme je le disais tout à l'heure la plage sans pluie, c'est beaucoup, beaucoup moins drôle. Sisi, je vous jure.
Pour celles et ceux qui s'interrogeraient sur le rocher en plein milieu mais qui auraient la flemme de remonter dans mes articles dans l'espoir de trouver mon magnifique discours sur Piha la première fois (ce que je ne peux que comprendre), il s'agit du Lion Rock.

Les mécanismes géologiques qui ont poussé ce gros bout de roche à arriver en plein milieu de la plage comme ça, tout seul, sont surement absolument fascinants pour qui aime la géologie, mais ce n'est absolument pas mon cas, et je crois qu'après des années à supporter les cours de géol, lire ne serait-ce qu'une ligne de plus qui parle de roches, de sédiments, de strates ou de mouvements sismiques me rendrait malade. Encore une fois, cet article ne sera pas parmi mes plus brillants que j'ai posté ici, du fait de mon flagrant manque d'implication dans la recherche d'information (oui, brillants, parfaitement, je pèse mes mots, d'ailleurs si je n'ai pas obtenu le prix Nobel de littérature pour ce blog, c'est juste une question de temps. D'accord, de beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps). 

Et voici donc le fameux Lion Rock vu de près! Il a pas l'air très grand, là, sur la photo, du coup vous avez le droit à une deuxième photo avec moi dessus pour comparer à échelle humaine (enfin plus ou moins, parce qu'en général on compte 1m75 pour une taille moyenne, donc on part déjà avec 10 cm de trop. J'ai toujours dit qu'être grande c'est pas pratique, on fait pas de bonnes échelles sur les photos. D'autant plus que comme je suis pas juste au pied du rocher, il faut rajouter la perspective, et là ça devient vraiment trop compliqué pour mes pauvres connaissances en maths et en physique). 




 Ce qui est drôle, sur cette photo, c'est qu'il a presque l'air de faire beau, alors qu'en vrai il y avait un vent de taré et il pleuvait. Enfin, comme je vous répète depuis le début de l'article qu'il pleuvait, je suppose que vous avez fini par le comprendre, voire même vous en avait surement très très marre que je le répète toutes les trois lignes. Du coup, on va faire un truc, je le dis une dernière fois, et après j'arrête, promis. Il pleuvait.

Et voilà, après cette petite découverte du littoral Aucklandais? Aucklandois? Aucklandien?... Du littoral d'Auckland, donc, nous avons repris la route pour retourner à la maison. Non sans complications, d'ailleurs, parce que la carte n'étant pas très précise, on a pris la mauvaise sortie à un rond-point, et fini en longeant l'autoroute, mais sans savoir comment se retrouver dessus. Du grand art, l'orientation avec moi.

Je vous écris le prochain article très rapidement, puisqu'il faudrait quand même que je les boucle avant de rentrer, histoire de dire.

Comme d'habitude, je pense fort à vous et vous fais de gros bisous,

A très bientôt,

Coink'




"I still find each day too short for all the thoughts I want to think, all the walks I want to take, all the books I want to read, and all the friends I want to see." 
– John Burroughs